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Editorial

"   Mon beau-père, André Daudé (27 août 1897 - 20 janvier 1979), est entré "en piano" au hasard du sortir de la guerre de 14-18. Avec son pécule de démobilisation, il acquit son premier piano, dont son voisin voulait se séparer, et le revendit. C'est ainsi que naquit une passion qui ne finit que le jour de son décès. Le matin du 20 janvier 1979, à 81 ans, il fut pris d'un malaise alors qu'il s'apprêtait à descendre ouvrir son magasin de l'Avenue de Wagram... A quelques minutes prêts, à quelques mètres prêts, il mourrait sur scène ...   "
André Daudé
Il laissa une quantité incroyable de pianos, qu'il avait acquis comme pour lui-même, toujours au coup de cœur. Pour stocker cette passion débordante, André Daudé avait acquis de nombreux locaux autour du magasin de l'Avenue de Wagram. Pour encombrante qu'elle fût, je lui suis aujourd'hui reconnaissante d'avoir eu cette passion qui nous permet de bénéficier de locaux uniques en plein Paris.

Parallèlement, on ne peut oublier l'indispensable ouvrière financière de l'entreprise, Eugénie Daudé, dite Suzanne, qui avança les fonds pour acquérir le premier magasin au 87 Avenue de Wagram, en 1924, et accompagna tous les besoins de l'entreprise jusqu'à son décès en 1990, à 90 ans.

Après le décès d'André Daudé, la direction commerciale fut assurée par son fils, Jean Louis Daudé, qui apporta tout son dynamisme au développement de l'entreprise, à des sommets jamais atteints depuis... Il disparu brutalement en octobre 1993, à tout juste 40 ans.

C'est dans ces circonstances que j'ai pris la direction de l'entreprise, que j'assume donc à ce jour depuis presque 19 ans. Je n'étais pas tout à fait débutante, puisque j'avais découvert l'entreprise à tout juste 20 ans, en 1982, et que j'y travaillais les week-ends. Les week-ends sont devenus des mi-temps, puis des temps complets à partir de Juillet 1985, lorsque nous acquîmes le magasin de Saint Germain en Laye dont je me suis occupée dès l'origine.

J'y serais peut-être encore si les évènements n'avaient pas précipités mon retour Avenue de Wagram en 1993. Avec l'aide de Christiane Daudé, la fille d'André et d'Eugénie Daudé, retraitée depuis 2005, nous avons pérennisé les bases de l'entreprise. Aujourd'hui, forts d'une expérience de 88 ans, nous entamons la transmission de cet esprit Daudé si caractéristique à notre entreprise, à la nouvelle génération.

Je vous le laisse maintenant découvrir, tout au long de ce site, conçu pour votre plus grand plaisir : le piano.
Fabienne Daudé